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La colère de Frédéric-Guillaume II ne connaît plus de borne. Il
va se rendre compte par lui-même de l'état des lieux. Il tient à
savoir qui sont ces sauvages qui, depuis le matin, résistent sans
fléchir à la canonnade.
Les munitions commencent à s'épuiser quand aux environs de dix
huit heures un orage éclate. Une pluie diluvienne s'abat sur le
champ de bataille. Ce mauvais temps durera toute la nuit. Alors,
la canonnade s'arrête.
Près de vingt mille obus ont été tirés en tout. Les deux armées
ne bougent plus. Ils coucheront sur leur position.
Ce sera la première victoire des armées révolutionnaires françaises.
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