" Prise de Verdun "
gravure de Berthaut.
Bibliothèque de l'Institut d'Histoire de la Révolution

Le 19 août, l'armée austro-prussienne franchit les frontières françaises.

Le 20 août 1792, la ville de Longwy est assiégée. Neuf jours plus tard, c'est au tour de Verdun d'être assiégée, puis occupée.

L'armée austro-prussienne parvient à prendre Verdun grâce à l'aide des royalistes qui font assassiner le commandant de la place.

Le 1er septembre, Dumouriez, à qui l'on a demandé instamment de se retirer de la Belgique vers Châlons pour défendre la ligne de la marne, fait la sourde oreille et choisit de menacer l'arrière de l'armée d'invasion en coupant ses voies de communication.

Dumouriez se porte audacieusement vers le vaste plateau de l'Argonne qui sépare Metz, Toul et Verdun de la champagne.


Lieutenant-Colonel Dumouriez

L'Argonne est d'une grande valeur stratégique pour qui la contrôle. Ses forêts sont quasiment imprenables. Elles sont parcourues par d'innombrables cours d'eau et truffées d'étangs et marécages. Ce sera un lieu de bataille peu ordinaire. C'est dans cette forêt que près de cent cinquante-trois ans plus tard, français et américains s'y battront côte à côte pour repousser les soldats allemands.

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