Chaque année, Noël offre une trêve aux rescapés de la rue, en cette période où sont ouverts les centres d'hébergement d'urgence.
Nous qui prenons le métro pour aller faire nos achats de Noël, nous passons sans voir les " SDF " sur les quais où ils font la manche et attendent toute la journée l'heure de regagner (pour certains) leur centre d'hébergement, manger et s'allonger sur un lit.
Et pourtant ils sont bien là, et ceux nombreux qui possèdent un chien, ne pourront s’abriter que dans la seule structure qui accueille sur Paris les animaux : la péniche " Le Fleuron ".
Nous les croisons et pourtant ils sont plus éloignés de notre quotidien que les plus lointains explorateurs ou les marins du Vendée Globe. Qui peut seulement imaginer à combien d’années lumière ils se trouvent et combien leur univers nous est étranger et inaccessible, sauf accident de la vie qui guette chacun d'entre nous ?
Imaginez comme il est difficile pour eux de voir défiler sous leur nez abondance de cadeaux et d’être assaillis par les affiches vantant les meilleurs produits !
Ces pauvres gens que la vie a réduit à néant, subiront encore après Noël les embrassades pour se souhaiter " une bonne année et une bonne santé ". Certains d’entre eux n'auront plus la force d'attendre ces moments là, et préfèreront partir pour de bon. |