49 Juin - Juillet - Août 2004
Juin - Juillet - Août 2004
N°49

Édito
La Résistance...
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DOSSIER
Le racisme...
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Découverte
Accro branche
Notre avenir professionnel
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APMS
10 ans de Prévention
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SPORTS
Finales Championnat de FUTSAL
Finales Tournoi de Basket féminin
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Banlieue Voile
Les clés d'une réussite
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Citoyenneté
Des Élus en herbe
Raid Aventure

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et toujours le numéro
Spécial Laïcité


La Résistance :
Fer de lance du débarquement

Les années noires : référence à l'occupation nazie, l'expression n'est pas seulement romantique, poétique, elle caractérise avec justesse le silence et la méfiance qui pèsent sur les pays occupés, et plus lourdement encore sur les clandestins. Ces résistants qui ont fait le choix du courage et de l'honneur en refusant l'affront, l'humiliation, la honte. Chaque acte de résistance, chaque affiche, chaque pont qui saute, chaque tract révèle au Français qui ne veut pas " d'histoire ", au gouvernement de Vichy, aux collaborateurs, aux troupes d'occupation une vie souterraine qu'ils ignorent, dédaignent, redoutent. Une armée de l'ombre qui suscite aux uns et aux autres réconfort, inquiétude, mauvaise conscience ou terreur.Conscients des dangers, ces femmes et ces hommes de principe faisaient fi de leur vie, des risques d'être arrêtés, d'être exécutés après avoir subi les pires tortures. Pour ce combat de la clandestinité, ils adoptent un autre nom le " pseudo ", une autre adresse, un autre personnage. C'est l'ère des rendez vous secrets, des mots de passe, le temps des lunettes noires, des déguisements qui font que même leurs proches ont du mal à les reconnaître. La moindre erreur est fatale. On utilise les moyens de circulation les plus simples, ceux qui n'attirent pas l'attention ; la marche mais surtout la bicyclette et plus risqué encore, le train. Pour leur rendre hommage, Joseph Kessel a su trouvé les bons mots, " la France, c'est vers ce peuple qui dans les catacombes de la révolte, fournit la lumière et trouve sa propre loi ". A l'heure où nous commémorons les soixante ans du débarquement des forces alliées en Normandie, il me semblait nécessaire de rappeler que l'action de cette armée de l'ombre, et l'engagement total de ces résistants pour le retour au droit et aux valeurs de la république, ont facilité la victoire de la liberté. Nous ne rendrons jamais suffisamment hommage à celles et à ceux qui nous permettent aujourd’hui de vivre libre.

Vive la République.

Gérard d’ANDREA