<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Prosper MERIMEE, La dictée

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Septembre - Octobre - Novembre 2003 - n°46

Édito
Pierre TALLEUX, Instituteur
Dossier
L'école de la République
Formation
JEREMY
Info
Rencontre à la Mosquée de Paris

SPORTS
Le Jubilé du Souvenir

Vacances
Opération été
Enfant du monde
Citoyenneté
Armées - Jeunesse
HISTOIRE
Prosper MERIMEE
la dictée
Autre numéro
45 - 46 - 47
- 48
et toujours le numéro
Spécial Laïcité

 

 

PROSPER MERIMEE
La dictée.
Prosper Mérimée écrivain, mais également sauveur du patrimoine

2003 marque le bicentenaire de la naissance de Prosper Mérimée. Homme de lettres, il est surtout connu à travers ses œuvres littéraires, mais aussi par sa fameuse dictée que beaucoup ont testé afin d’évaluer leur orthographe, en taisant, devant la complexité du texte et des pièges qu’il recèle, les nombreuses fautes faites. Mérimée c’est aussi, entre 1834 et 1852, l’Inspecteur Général des monuments historiques qui a permis de sauver des centaines de monuments, en intervenant pour protéger, restaurer et signaler les œuvres menacées.
Pour commémorer cet anniversaire et rendre à cet homme de lettres, épris d’arts et d’histoire, l’hommage qu’il mérite, nous vous soumettons la « fameuse dictée ».

A vos stylos !

« Le dîner à Sainte-Adresse »
« Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veaux et les cuissots de chevreuil prodigués par l’amphitryon, fut un vrai guêpier. Quelles que soient, quelque exiguës qu’aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d’en vouloir, pour cela, à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis, et de leur infliger une raclée, alors qu’ils ne songeaient qu’à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires. Quoi qu’il en soit, c’est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s’est laissé entraîner à prendre un râteau et qu’elle s’est crue obligée de frapper l’exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara suivie d’une phtisie et l’imbécillité du malheureux s’accrut. - Par saint Hippolyte, quelle hémorragie ! s’écria ce bélître. A cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l’église tout entière. »