ASSOCIER
LES LOISIRS,
LA FRATERNITE ET LA CITOYENNETE
La
période des vacances d’été est pour de nombreux
jeunes un temps difficile où les inégalités sociales
sont ressenties avec davantage d’acuité. En effet, faute
de moyens pour partir ailleurs, « la campagne, la mer, la
montagne », ils sont condamnés à galérer
dans leurs cités. L’APMCJ, consciente de cette situation
d’exclusion, propose depuis 1991, dans le cadre de « l’opération
été » la possibilité à
des jeunes Franciliens de profiter des activités et des stages
organisés sur la base de loisirs de Jablines.
Pour
les mois de juillet et août, c’est donc 550 adolescents
âgés de 12 à 17 ans qui ont eu la chance de s’initier,
entre autre, à la pratique du canoë kayak et du catamaran,
et de s’adonner à de longues baignades. Et puis, en fonction
des souhaits de chacun, ils ont également pu pratiquer des activités
sportives, individuelles ou collectives, encadrés par l’équipe
de l’APMCJ dont un agent détaché de la RATP.
Ces
journées ludiques et sportives faites de joies et de rires ont
été également une opportunité d’instaurer
avec ces jeunes, un dialogue consacré aux notions citoyennes
afin de leurs rappeler les règles de vie en société,
les droits et les devoirs que confèrent les principes Républicains
de notre démocratie.
Pour
celles et ceux, qui pendant ces deux mois ont participé à
ces journées de solidarité auprès d’une jeunesse,
dont l’espoir réside aussi par la reconnaissance des adultes
capables de s’investir et de répondre à leurs difficultés,
c’est toujours un sentiment de tristesse que l’on ressent,
lorsqu’il faut se quitter. Car, bien évidemment, ce temps
passé ensemble suscite le respect et tisse des liens d’amitiés.
« Opération
été », c’est aussi, pendant la période
des vacances estivales, le plan « Urgence Banlieue ».
En effet, depuis 10 années consécutives, l’APMCJ
apporte une véritable bouffée d’oxygène aux
associations et écoles qui la sollicitent, essentiellement en
matière de transport. Malheureusement, cette année a été
difficile pour ces structures, puisque les subventions allouées
ont été revues à la baisse. Malgré tout,
grâce à l’aide de la RATP et au volontariat des machinistes,
c’est quelque 10 000 enfants que nous avons pu sortir de l’atmosphère
surchauffée de leurs quartiers.

L’APMCJ
tient à remercier tous les acteurs qui lui ont permis de mener
à bien ce chantier : la RATP, la Fondation d’Entreprise
RATP pour la citoyenneté, la Préfecture de la région
Ile-de-France, les machinistes bénévoles. Par ailleurs,
beaucoup d’associations nous ont adressé des courriers
pour nous remercier de notre aide précieuse et saluer le professionnalisme
de nos machinistes.
Nous
avons la satisfaction que notre travail porte ses fruits. Nous constatons
en effet, que les jeunes que nous transportons changent de comportement,
des liens se tissent avec les machinistes. Nous formulons le vœu
que 2004 nous permette une fois encore de reconduire, certes, dans de
meilleures conditions, le plan urgence banlieue. Solidarité oblige.