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Le
lien Armée-Nation au coeur du pacte républicain
Vive
la Nation !
par
Marcel CASTEX, Président de la Fédération Nationale
des Combattants Républicains (FNCR), Emmanuel DUPUY, Coordinateur
de l’Union des Républicains Radicaux (U2R) Diane LE BEGUEC,
Présidente d’Honneur de l’Union des Jeunes Républicains
(UJR) Emmanuel SAUSSIER, Président de l’Union des Jeunes
Républicains (UJR)
 C’est
à l’unisson de ce cri rassembleur que les Sans-culottes,
unis derrière le général Kellermann, permirent plus
que quiconque d’asseoir définitivement l’idée
de République, de Nation et de souveraineté nationale.
Ces soldats volontaires
de l’An 11, venus en masse au son de la Marseillaise défendre
la Nation et non le souverain, censé l’incarner, constituent
ainsi les précurseurs du lien Armée-Nation, qu’ont
perpétué, dans le sacrifice et l’honneur du service
à la Patrie, de nombreuses générations du feu. Qu’il
s’agisse des conscrits d’hier, de l’armée professionnelle
aujourd’hui, ou des réservistes de demain, ils sont nombreux
à témoigner d’un attachement sans faille à
la République et à la Nation.
Dès lors,
il est assez éloquent de constater combien la mémoire collective
peut être sélective et parfois si cruelle. Qui se souvient,
en effet, que le 20 septembre 1792, sur le plateau de Valmy, se jouait
le destin de notre collectivité nationale, en même temps
que naissait la République
« laïque, une et indivisible » telle que nous la chérissons,
proclamée le lendemain par
la Convention nationale.
Il est des événements
qui changent le cours de l’histoire, comme l’indique la phrase
du philosophe Goethe, qui proclamait à la lueur de la victoire
française contre les Prussiens que « de ce lieu et de ce
jour, date une nouvelle époque de l’histoire du monde, et
vous pourrez dire j’y étais ». Cet hymne universel
résonne encore avec une acuité et une modernité qu’il
est étonnant de ne pas voir entonner par tous les Républicains.
Car la victoire
de Kellermann à Valmy prend la forme d’un symbole. Elle sauve
en effet la « liberté », permet aux Français
de décider librement de leur avenir et à tous les peuples
à disposer d’eux-mêmes ; elle est aussi à la
fois le produit et le gage de l’égalité républicaine.
Cette dernière devient ainsi enfin reconnue par tous. Cette victoire
historique se base, bien évidemment, sur l’idéal partagé
de la
« fraternité » qui constitue, qui en douterait d’ailleurs,
la meilleure façon de vivre ensemble.
Cette chaîne
qui unit tant de générations d’anciens combattants
au plus jeunes d’entre nous, est le ferment le plus solide qui fait
de la République, le seul système politique à garantir
les droits et les devoirs de tous.
Célébrer
Valmy, c’est se rappeler que l’idéal républicain
est une quête perpétuelle, que le lien Armée-Nation
trouve sa source, dans des circonstances exceptionnelles, face à
une menace extérieure ou à un danger intérieur, tout
comme au quotidien.
Les Sans-culottes de Valmy ont forgé notre identité nationale,
ils ont permis à l’Humanisme des lumières, aux principes
de la Révolution française de dépasser les frontières
et irriguer l’Europe entière. Qui mieux que ceux qui perpétuent
son souvenir, aujourd’hui, à tous les niveaux de la société
civile et militaire, peuvent faire leurs les paroles de notre hymne national,
« aux armes citoyens ».
Car en effet,
les armes ont changé, mais l’esprit de défense demeure
intact. Il est ainsi du devoir de tout un chacun de perpétuer,
à sa manière, dans la défense de l’intérêt
général, la promotion de la laïcité, la recherche
collective du bien commun plutôt que dans l’individualisme,
ainsi que la reconnaissance de l’intérêt supérieur
de la République.
Cet indispensable
et élémentaire devoir de mémoire se conjugue au diapason
des sacrifices douloureux de générations entières
du feu. L’école de la République, la communauté
éducative -élèves, parents, enseignants-, les élus,
doivent faire vivre ce lien, qui constitue, sans conteste un apport déterminant
à une citoyenneté active.
« Vivre ensemble » conjugué à « mieux
vivre », doivent guider le pas des plus jeunes dans leur parcours
de citoyenneté. L’éducation à la défense
se résume par les Journées d’Appel à la Défense
(JAPD), qui ont remplacé la conscription et rendu l’armée
quelque peu orpheline. Il serait souhaitable de mettre en place une réserve
opérationnelle plus pragmatique et attrayante. Celle-ci nécessite
de prendre des dispositifs réglementaires plus adaptés à
la complexité de notre monde.
Il en va de notre capacité à la mobilisation, qui en tant
de paix, et surtout en temps de crise, revêt une place complémentaire
aux missions confiées par les forces armées à leur
personnels engagés. Cette « Armée nouvelle »,
à l’instar de celle voulue
Convaincue
de l’importance que revêt la bataille de Valmy dans la construction
de l’Europe et l’avènement des principes de la République
servant nos institutions et nos règles démocratiques, l’APMCJ
fait oeuvre de mémoire collective, en commémorant depuis
1997, la date anniversaire de cette victoire des Sans Culottes sur l’absolutisme
monarchique.
Cette année encore, nous serons présents sur le site du
“champs de bataille”, militants, jeunes et anciens combattants,
toujours dans l’espoir de voir les pouvoirs publics faire de ce
tournant de l’histoire de la nation, une journée Nationale. |