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Juin
- Juillet - Août
2003 - n° 45 | |||
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L’APPEL
DU 18 JUIN
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Un
appel à la résistance intérieure. |
De
l’autre côté, le Général assure que
la défaite est due aux mauvais choix de l’Etat Major, mais
que le bâton peut changer de main. Rien n’est perdu, surtout
pas l’espoir. Il fait confiance à l’Empire Français,
il croit au support indéfectible de l’Empire Britannique
et à la puissance de l’industrie américaine. Il
mise sur un engagement prochain d’autres puissances pour contrer
celles de l’axe. Pour lui, il ne s’agit pas d’une
guerre franco-allemande, mais d’un conflit mondial.

Ce
discours dépasse l’objectif fixé. De Gaulle s’adresse
aux militaires français, mais ses paroles, retransmises par le
bouche à oreille, offrent un lieu de ralliement à ceux
qui refusent la défaite et constituent l’acte de naissance
de la résistance intérieure.
La
version officielle diffère peu de celle qui a été
radiodiffusée et non enregistrée le 18 juin et de celles
qui ont été publiées par la presse écrite
le lendemain. Par contre, elle n’a pas grand chose à voir
avec le texte d’une affiche qui figure encore sur toutes les places
de France commémorant le dit appel. Cet appel, sous ses différentes
formes, s’est inscrit dans la mémoire collective comme
l’élément mobilisateur de la conscience nationale
et le point de départ de la résistance à l’envahisseur.
Invitation
à l’espoir, à l’action et au sacrifice, il
est célèbre par ses formules « La France a
perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre »
et « La flamme de la Résistance Française ne
doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».
63 ans après, quel espoir avons-nous ? Quelle flamme est encore allumée ?
Celle de la République !